Attalaaqu marrataani fa imsaakum bima`roofin aw tasreehum bi ihsaan; wa laa yahillu lakum an taakhuzoo mimmaaa aataitumoohunna shai`an illaaa ai yakhaafaaa alla yuqeemaa hudoodallahi fa in khiftum allaa yuqeemaa budoodal laahi falaa junaaha `Alaihimaa feemaf tadat bihee tilka hudoodul laahi falaa ta`tadoohaa; wa mai yata`adda hudoodal laahi fa ulaaa`ika humuzzaa limoon
📖 Traduction (Sens en Français)
📖 Sens en Français
Le divorce est permis pour seulement deux fois. Alors, c'est soit la reprise conformément à la bienséance, ou la libération avec gentillesse. Et il ne vous est pas permis de reprendre quoi que ce soit de ce que vous leur aviez donné, - à moins que tous deux ne craignent de ne point pouvoir se conformer aux ordres imposés par Allah. Si donc vous craignez que tous deux ne puissent se conformer aux ordres d'Allah, alors ils ne commettent aucun péché si la femme se rachète avec quelque bien. Voilà les ordres d'Allah. Ne les transgressez donc pas. Et ceux qui transgressent les ordres d'Allah ceux-là sont les injustes.
🌐 Additional reference in English
🌐 English
Divorce is twice. Then, either keep [her] in an acceptable manner or release [her] with good treatment. And it is not lawful for you to take anything of what you have given them unless both fear that they will not be able to keep [within] the limits of Allah. But if you fear that they will not keep [within] the limits of Allah, then there is no blame upon either of them concerning that by which she ransoms herself. These are the limits of Allah, so do not transgress them. And whoever transgresses the limits of Allah - it is those who are the wrongdoers.
Le divorce est permis pour seulement deux fois. Alors, c'est soit la reprise conformément à la bienséance, ou la libération avec gentillesse. Et il ne vous est pas permis de reprendre quoi que ce soit de ce que vous leur aviez donné, - à moins que tous deux ne craignent de ne point pouvoir se conformer aux ordres imposés par Allah. Si donc vous craignez que tous deux ne puissent se conformer aux ordres d'Allah, alors ils ne commettent aucun péché si la femme se rachète avec quelque bien. Voilà les ordres d'Allah. Ne les transgressez donc pas. Et ceux qui transgressent les ordres d'Allah ceux-là sont les injustes.
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Traduction — Tafsir
Explication des mots clés :
At-Talâq : Le divorce par lequel le mari peut reprendre son épouse durant la période de viduité (‘iddah).
Imssâk : Retenir l’épouse dans les liens du mariage.
Ma‘rûf : Ce qui est convenable, conforme aux bonnes mœurs et à la charia.
Tasrîh : Laisser partir, libérer l’épouse en lui rendant sa liberté.
Ihsân : Bienfaisance, générosité et bonne manière d’agir.
Khul‘ : Séparation moyennant une compensation financière versée par l’épouse à son mari.
Hudûd Allah : Les limites et prescriptions établies par Allah.
Junâh : Péché, faute, grief.
Interprétation de la noble Ayah :
Le divorce qui permet au mari de reprendre son épouse est de deux fois, l’une après l’autre. Ainsi, le mari peut divorcer puis revenir sur sa décision, puis divorcer à nouveau et revenir encore. Après ces deux divorces, il a le choix entre deux options : soit retenir son épouse dans les liens du mariage avec bienveillance, en respectant ses droits et en entretenant de bonnes relations avec elle, soit la libérer avec dignité, en lui donnant une séparation honorable et en s’abstenant de lui nuire ou de la dénigrer.
Il n’est pas permis aux maris de reprendre quoi que ce soit de ce qu’ils ont offert à leurs épouses comme dot ou autres biens, sauf dans le cas où les deux époux craignent de ne pouvoir maintenir les limites d’Allah, c’est-à-dire de ne pas pouvoir remplir leurs devoirs conjugaux en raison d’une aversion profonde. Dans ce cas, ils peuvent soumettre leur situation à des personnes de confiance, comme les proches ou les arbitres. Si ces derniers constatent que les deux époux ne pourront pas préserver les droits du mariage, il n’y a alors aucun péché pour eux si l’épouse rachète sa liberté en versant une compensation financière à son mari, ce qu’on appelle le *khul‘*.
Ces règles sont les limites qu’Allah a établies pour distinguer le licite de l’illicite. Il ne faut donc pas les transgresser. Quiconque les dépasse est injuste envers lui-même, car il s’expose au courroux d’Allah et à Son châtiment.
Leçons et enseignements tirés de cette Ayah :
La miséricorde divine dans la législation du divorce : Allah n’a pas laissé le divorce sans règles ; Il a fixé des limites claires pour protéger les droits des deux époux et préserver la dignité de la femme.
L’importance de la bienveillance dans les relations conjugales : Que ce soit pour maintenir le mariage ou pour le dissoudre, l’Islam exige la bonté, la justice et le respect mutuel.
La protection des droits financiers de la femme : Le mari n’a pas le droit de reprendre ce qu’il a offert à son épouse, sauf dans le cas précis du *khul‘*, où la femme choisit elle-même de racheter sa liberté.
La recherche de la justice et de l’équité : L’Islam encourage le recours à des arbitres ou à des proches pour résoudre les conflits conjugaux, afin d’éviter l’injustice et de préserver l’harmonie familiale.
La gravité de transgresser les limites d’Allah : Cette Ayah nous avertit que dépasser les règles divines est une injustice envers soi-même, car cela mène à la perdition et à la colère d’Allah.
La flexibilité de la charia : L’Islam offre des solutions pratiques et humaines pour les situations difficiles, comme le *khul‘*, qui permet à la femme de se libérer d’une relation nuisible tout en respectant les droits de chacun.
Et les femmes divorcées doivent observer un délai d'attente de trois menstrues; et il ne leur est pas permis de taire ce qu'Allah a créé dans leurs ventres, si elles croient en Allah et au Jour dernier. Et leurs époux seront plus en droit de les reprendre pendant cette période, s'ils veulent la réconciliation. Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance. Mais les hommes ont cependant une prédominance sur elles. Et Allah est Puissant et Sage.
Le divorce est permis pour seulement deux fois. Alors, c'est soit la reprise conformément à la bienséance, ou la libération avec gentillesse. Et il ne vous est pas permis de reprendre quoi que ce soit de ce que vous leur aviez donné, - à moins que tous deux ne craignent de ne point pouvoir se conformer aux ordres imposés par Allah. Si donc vous craignez que tous deux ne puissent se conformer aux ordres d'Allah, alors ils ne commettent aucun péché si la femme se rachète avec quelque bien. Voilà les ordres d'Allah. Ne les transgressez donc pas. Et ceux qui transgressent les ordres d'Allah ceux-là sont les injustes.
S'il divorce avec elle (la troisième fois) alors elle ne lui sera plus licite tant qu'elle n'aura pas épousé un autre. Et si ce (dernier) la répudie alors les deux ne commettent aucun péché en reprenant la vie commune, pourvu qu'ils pensent pouvoir tous deux se conformer aux ordres d'Allah. Voilà les ordres d'Allah, qu'Il expose aux gens qui comprennent.
Et quand vous divorcez d'avec vos épouses, et que leur délai expire, alors, reprenez-les conformément à la bienséance ou libérez-les conformément à la bienséance. Mais ne les retenez pas pour leur faire du tort: vous transgresseriez alors et quiconque agit ainsi se fait du tort à lui-même. Ne prenez pas en moquerie les versets d'Allah. Et rappelez-vous le bienfait d'Allah envers vous, ainsi que le Livre et la Sagesse qu'Il vous a fait descendre; par lesquels Il vous exhorte. Et craignez Allah, et sachez qu'Allah est Omniscient.
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