Wattakhaza qawmu Moosaa mim ba`dihee min huliyyihim `ijlan jasadal lahoo khuwaar; alam yaraw annahoo laa yukallimuhum wa laa yahdeehim sabeelaa; ittakha zoohu wa kaanoo zaalimeen
📖 Traduction (Sens en Français)
📖 Sens en Français
Et le peuple de Moïse adopta après lui un veau, fait de leurs parures: un corps qui semblait mugir. N'ont-ils pas vu qu'il ne leur parlait point et qu'il ne les guidait sur aucun chemin? Ils l'adoptèrent [comme divinité], et ils étaient des injustes.
🌐 Additional reference in English
🌐 English
And the people of Moses made, after [his departure], from their ornaments a calf - an image having a lowing sound. Did they not see that it could neither speak to them nor guide them to a way? They took it [for worship], and they were wrongdoers.
Et le peuple de Moïse adopta après lui un veau, fait de leurs parures: un corps qui semblait mugir. N'ont-ils pas vu qu'il ne leur parlait point et qu'il ne les guidait sur aucun chemin? Ils l'adoptèrent [comme divinité], et ils étaient des injustes.
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Traduction — Tafsir
Explication des mots :
Ḥuliyyihim : leurs bijoux et ornements en or.
ʿIjl : un veau.
Jasad : un corps sans âme, une forme matérielle.
Khuwār : le mugissement, le cri du veau.
Interprétation du verset :
Après le départ de Moïse (que la paix soit sur lui) pour se rendre au rendez-vous secret avec son Seigneur, son peuple, les enfants d’Israël, se sont égarés. Ils prirent leurs bijoux en or qu’ils avaient empruntés aux Égyptiens, et le Samaritain en façonna un veau corporel, sans vie, qui émettait un son semblable au mugissement d’un veau — par l’effet du vent qui y pénétrait, selon certains savants, ou par une puissance divine qui lui donna cette apparence, selon d’autres. Ce veau devint leur objet d’adoration en dehors d’Allah.
Dieu leur reprocha leur ignorance et leur égarement : ne voyaient-ils pas que ce veau ne pouvait ni leur parler, ni les guider vers le droit chemin, ni leur apporter un quelconque bienfait ou repousser un mal ? Comment pouvaient-ils donc l’adorer alors qu’il était incapable de toute action ? Ils l’avaient pris pour divinité, et ce faisant, ils furent injustes envers eux-mêmes, car ils placèrent l’adoration là où elle ne devait pas être, et s’exposèrent à la colère divine.
Enseignements et leçons du verset :
L’adoration n’est due qu’à Celui qui parle, guide, crée et pourvoit — c’est Allah seul. Toute divinité qui ne parle pas, ne guide pas et ne peut ni nuire ni profiter est fausse et indigne d’adoration.
La précipitation et le manque de science mènent à l’égarement ; les enfants d’Israël ont agi par ignorance et imitation aveugle, sans réfléchir aux preuves évidentes de l’impuissance de leur idole.
La patience et la confiance en Allah sont essentielles ; le peuple de Moïse n’a pas su attendre son retour et s’est laissé séduire par l’apparence trompeuse du veau d’or.
Ce récit nous enseigne à toujours vérifier les actes d’adoration à la lumière du Coran et de la Sunna, et à ne pas suivre les innovations ou les égarements, même s’ils sont embellis par les apparences.
La miséricorde d’Allah est immense : malgré ce grave péché, Il a offert à ce peuple la possibilité du repentir, ce qui montre que la porte du retour vers Allah reste ouverte pour quiconque se repent sincèrement.
J'écarterai de Mes signes ceux qui, sans raison, s'enflent d'orgueil sur terre. Même s'ils voyaient tous les miracles, ils n'y croiraient pas. Et s'ils voient le bon sentier, ils ne le prennent pas comme sentier. Mais s'ils voient le sentier de l'erreur, ils le prennent comme sentier. C'est qu'en vérité ils traitent de mensonges Nos preuves et ils ne leur accordaient aucune attention.
Et ceux qui traitent de mensonges Nos preuves ainsi que la rencontre de l'au-delà, leurs œuvres sont vaines. Seraient-ils rétribués autrement que selon leurs œuvres?»
Et le peuple de Moïse adopta après lui un veau, fait de leurs parures: un corps qui semblait mugir. N'ont-ils pas vu qu'il ne leur parlait point et qu'il ne les guidait sur aucun chemin? Ils l'adoptèrent [comme divinité], et ils étaient des injustes.
Et quand ils éprouvèrent des regrets, et qu'ils virent qu'ils étaient bel et bien égarés, ils dirent: «Si notre Seigneur ne nous fait pas miséricorde et ne nous pardonne pas, nous serons très certainement du nombre des perdants».
Et lorsque Moïse retourna à son peuple, fâché, attristé, il dit: «Vous avez très mal agi pendant mon absence! Avez-vous voulu hâter le commandement de votre Seigneur?» Il jeta les tablettes et prit la tête de son frère, en la tirant à lui: «O fils de ma mère, dit (Aaron), le peuple m'a traité en faible, et peu s'en est fallu qu'ils ne me tuent. Ne fais donc pas que les ennemis se réjouissent à mes dépens, et ne m'assigne pas la compagnie des gens injustes».
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